Jean Coulon graveur

 

Jean Coulon est né à Bruxelles en 1947.

Diplôme de gravure la Cambre, Bruxelles.

Musique, théâtre:

Étudie dans sa jeunesse le solfège, le tuba et s’initie au jazz aux cours du soir.

De 1980 à 2004 parcourt le monde avec des troupes de théâtre: Comme musicien et comédien, rencontre Franco Dragone, Michel Dalher et autres metteurs en scène de haut niveau au sein du Théâtre-Attrape. Fait partie du spectacle le Théâtre National Populaire de Luxe, monté par le Cirque du Trottoir et l’ensemble québécois La Fanfafonie – qui donneront naissance au Cirque du Soleil. Travaille avec Kevin Brooking dans les festivals de théâtre de rue, parcourant l’Europe de 1997 à 2004.

Gravure:

Membre actif de lAtelier de gravure Kasba (Boitsfort) depuis 2000.

Techniques de prédilection:

Gravures sur cuivre : burin, pointe sèche, roulette et généralement procédés de gravure sèche, sans acide. Gravure sur bois.

Typographie:

Acquiert du matériel ancien typographique et imprime divers livres d’artistes, notamment pour les Editions Commune Mesure avec J.-H. Malineau (Paris), avec le graveur Roger Dewint et les recueils de gravures de lAtelier Kasba.

Expositions:

Expositions personnelles en Belgique, France, Suisse, Danemark, Québec. (Centres culturels, galeries). En groupe: participe à de nombreuses biennales depuis 1972 : Ljiubliana, Biella (I), Bromsgrove (G.-B.), Leipzig, Mulhouse, Florence, Nürnberg, Heidelberg, Grenchen (CH), Digne (F), etc… Et nombreuses autres expos collectives notamment au sein de l’Atelier Kasba à Boitsfort.

PRIX en gravure:

Prix triennal de la Commune dIxelles (B), 1979 Prix Guy-Lévis Mano, avec J.-H. Malineau, Paris 1986 Prix de latelier Contrast, Fribourg (CH), 1992 2 e Prix de latelier Trace, Paris 1993 Prix LibrArt, Libramont (B), 1997 & 1998.

Oeuvres aquises par :

la Collection Royale lEtat Belge la Bibliothèque Royale le Centre de la Gravure et de l!Image Imprimée de la Louvière le Musée Royal de Mariemont le Musée des Beaux-Arts de Gand le Cabinet des Estampes de la Ville de Liège la Bibliothèque Nationale de Paris le Musée dArt et dHistoire de Fribourg (Suisse) le musée de l »Imprimerie, Fribourg le Musée des Beaux-Art de Copenhague la Galerie dArt Moderne de Ljubljana.

Notes:

J.C. a donné plusieurs stages de formation à la gravure au burin dans des académies de cours du soir (académies d’Anderlecht, de Wavre, … et à l’académie de Bruxelles (cours du jour, section gravure). Il a été sollicité comme membre de jury de différentes académies et de l’école de La Cambre (section gravure).

Ma démarche artistique:

Je suis graveur sur cuivre au burin, à la pointe sèche et roulettes, c’est-à-dire avec des outils qui attaquent directement le cuivre destiné à l’impression. La lenteur et la réflexion font intimement partie de mon inspiration. Le feedback de ce qui se grave est immédiat. Je m’y plais. Cette lente sécrétion me mets en contacte avec l’image en ce qu’elle a de plastique et ce grand besoin de liberté qui s’ouvre quand je travaille. Je sais que mes images seront vues à gauche, à droite, goûtées dans le moindre détail, montrées à des  enfants, des vieux, des gens de toutes les couches sociales qui vivent et vibrent dans leurs sphères… Je leur parle, à ces gens, mais eux me répondent, je ne suis alors qu’une antenne, je les capte comme si leur existence me tombait dessus. Espaces denses si humains, lieux de présences, de catastrophes ou d’harmonie . La masse humaine est si riche, en perpétuelle croissance. La vie est multiple d’événements magnifiques et terrifiants…  Je m’y promène sans pessimisme pourtant, n’étant qu’un tout petit atome dans la marée, déjà si heureux d’être en vie. Je n’aime pas le désespoir.

Note sur ma gravure « le Brochet »:

Ce poisson géant domine la ville comme une marionnette folklorique dans les défilés populaires. Il représente le gros poisson qui mange les petits, la voiture qui envahit l’espace urbain, la mécanique inexorable progrès. La ville comme espace théâtral, le poisson comme personnage principal. C’est la beauté hypnotique de ce qui est trop grand, cette beauté perturbe notre faculté de jugement, adoucit la violence de l’objet. Le brochet habité n’a plus d’âme que la propriété humaine. Ses tripes et son cerveau sont vidés, nettoyés et remplacés par la colonisation humaine. L’humain tue l’animal et le façonne à son image. Quand c’est du théâtre c’est magnifique et parlant. Quand c’est la réalité c’est la folie irréelle. Où est la réalité ? Où est la douleur extrême ? »